De Saint-Tropez à Cavalaire

Je vous le disais hier, le bling de Saint-Tropez a un peu eu raison de nous ces derniers jours… Plus que des vacances, ces deux premiers jours nous ont semblé être un marathon de moments « check-list », certes très agréables, mais pas réellement « ressourçants ». Au contraire, plutôt que de nous laisser porter par ce non-emploi du temps tellement caractéristique des vacances, nous étions sans cesse dans la planification de l’après-midi parfaite !

Nous avons donc décidé hier après-midi, de nous éclipser du côté de Cavalaire, une ville côtière beaucoup plus populaire et familiale, à 25mn de St Tropez… Comme pour reprendre notre souffle, et nous reconnecter à l’essentiel, juste quelques heures. Nous avions besoin de ça : marcher pied nus, couper nos téléphones, renouer avec la nature.

Au départ, l’idée était de découvrir les petites criques paradisiaques de la côte puis d’aller rendre visite à un ami d’enfance de Jonathan qui habite dans le coin. Mais finalement, rien ne s’est déroulé comme prévu…

Récap.

Nous arrivons donc, tout feu tout flamme aux alentours de midi, prêts à passer une après-midi parfaite. Mais comme pour nous punir d’avoir boudé St Tropez pour quelques heures… le temps se montra légèrement capricieux et c’est finalement un ciel voilé (rarissime dans la région à cette période) qui s’installa toute l’après-midi. Sympa.

Pas de quoi nous abattre : on s’installe sur l’une des petites plages… noire de monde… et on essaye tant bien que mal de faire tenir nos foutas malgré le vent, qui se lève.

Bon… « Petit bain bébé ? ». On se chauffe pour aller dans l’eau. Oulà, visiblement pas assez : elle est gelée… (askip – dixit le professionnel de la mer made in Cavalaire – le vent s’est levé cette nuit et a fait chuter la température de l’eau). Soit.

La plage, on abandonne. Pas encore totalement découragés, on file vite se réconforter autour d’un dej. Jo commande une Calzone, et moi qui n’ai pas très faim m’enthousiasme auprès de la serveuse. « Un cocktail de fruits pressés s’il vous plait ! ». « Heuuu ça on a pas ». « Mmmmh. Un smoothie non plus ? ». « Non ». « Pas de soucis, je vais juste prendre une orange pressée alors ». « On a pas non plus d’orange pressée ». Malaise. J’ai finalement pris une Evian…

Bon à ce moment là, j’avoue, je me suis dit que cette journée était sacrément mal partie et je vous mentirais si je vous disais que Cavalaire m’a plu pour la qualité de sa restauration.

Et puis finalement, la magie finira par opérer et en un instant je compris quel était le charme de cette petite ville du Sud !

15h – on rejoint Robin, l’ami de Jo qui a ouvert avec son père un club de flyboard.

15h02 – l’accueil chaleureux et hyper jovial de l’équipe nous réchauffe le cœur : on file se changer !

15h30 – avec l’enthousiasme de toute une équipe, avec les copains, les blagues qui fusent, et dans la bonne humeur collective, nous voilà embarqués sur un jet !

15h45 – Jo commence ! Ça charrie à mort : c’est un poids plume mon chéri et il décolle comme une balle à la première impulsion. Fou rire ! Mais féru de ski, le petit se débrouille bien et maîtrise ses appuis !

16h – Après avoir observé les deux gaillards, me voilà à mon tour accrochée à la turbine du Jet par un tuyau, les pieds sanglés à une sorte de planche… là je flippe !

16h05 – Première impulsion – Robin a mis les gaz… Je décolle.

Ahouuuuuuuu !

16H30 – Je ne veux plus m’arrêter ! Alors que les autres en ont fait 8-10 mn, déjà 20 mn que je vole et que je me rétame la gueule. Et j’aime ça, je veux plus m’arrêter ! Ils me charrient tous parce qu’apparemment, y a un soucis avec mes fesses « qui ressortent » … on est tous tombés d’accord pour mettre ça sur le dos de mes origines. Re-fou rire. Quant à moi, je me régale, les sensations du flyboard sont indescriptibles. La puissance des jets, l’adrénaline d’être là haut, l’appréhension de la chute, le tout mêlé au plaisir intense que connaissent tous les amoureux de l’eau. C’est magique… J’en oublie tout : St Tropez et ces Rousskov casse-couilles, mon envie de faire pipi qui m’a prise 10 mn plus tôt et.. mon téléphone !!!! Même pas pu vous prendre de photos !

17h30 – les équipements sont rangés et nos corps sont endoloris mais impossible de quitter cet endroit. On en oublie les criques et tout le reste. Ici, c’est convivial, c’est nature. On se regarde droit dans les yeux, on se parle, on se fait des potes, en 1 instant. On me vanne comme jamais, parce que j’ai fait un semblant de « back flip » involontaire… Vous l’aurez compris je me suis prodigieusement cassée la gueule dans l’eau et c’était tellement cheum qu’on l’a rebaptisé le « back fish » C’est con comme blague oui, mais on rigole tous, comme des gosses.

Oui, cette fois ci, je peux vous dire que j’en ai entendu des éclats de rire ! Parce que ici, on vit, et on est heureux ! Merci les gars, on s’en souviendra !

 

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