Jade's Paper - Sri Lanka

#SriLanka – Carnet de Route – 1ère partie

Ce premier article sur le Sri Lanka s’est un peu fait désirer, je sais. Je voulais prendre le temps de vous raconter ce périple, comme je le ferais à mes cops, qui me demandent « alors c’était cool ces vacances » ?

“Bah écoutes, c’était inattendu” !

Pourquoi inattendu ? Parce que j’ai adoré, au-delà de toutes mes espérances. Comprenez : l’opportunité de ce voyage au Sri Lanka est arrivée de façon assez soudaine, alors que j’avais plutôt prévu de rentrer quelques jours en Martinique. En moins de deux semaines, mon jules m’a proposé de partir avec des potes à lui, j’ai négocié des vacances, j’ai posé des jours (que je n’avais pas), j’ai booké un billet sur Qatar Airways et trois semaines plus tard je m’envolais pour Colombo.

Mais le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’à aucun moment je ne me suis dit, « mais au fait le Sri Lanka, c’est une destination dont tu rêves ou pas ? » Non, parce que mes rêves et moi, c’est tout un concept. Quiconque a déjà passé plus d’une demi-journée avec moi en conviendra : je suis bourrée de rêves ! Une rêveuse professionnelle même. Entre mes interminables listes de « pays ou je rêve d’aller » / « métiers que je rêve d’exercer » / « personnes que je rêve de rencontrer »… je ne m’en sors jamais.

Et à aucun moment le Sri Lanka ne figurait dans les must-do à court ou moyen terme. Moi je rêve du Brésil, du Costa-Rica, de Cuba, de l’Australie, des Maldives ou encore de la Grèce… Mais le Sri Lanka, ne figurait pas sur cette liste pourtant très régulièrement actualisée. Et puis, comme dans la vie ce sont finalement les opportunités qui gagnent sur toute forme d’organisation ou de prévisualisation de son futur, c’est donc au Sri Lanka que je me suis envolée le 28 décembre.

Il y a avait aussi une sorte de « concept » derrière ce voyage, dont, pour une fois je n’étais pas du tout à l’initiative. Je crois d’ailleurs que pour la première fois, du début à la fin de ce voyage, je me suis laissée portée. Laissée portée par la dynamique de groupe formidable qui émanait, par l’énergie des autres, tellement volontaires, tellement enthousiastes à l’idée de ce voyage. Sûrement une des raisons qui m’a convaincue de partir aussi.

J’en étais où ? Ah oui le « concept » du voyage …

Lorsque mon jules m’a proposé ce voyage il m’a décrit le truc comme suit : « Bon, en gros y a un voyage kitesurf qui s’organise, on sera une dizaine, personnes n’a jamais fait de kite mais on va tous s’y mettre, on va tous rider comme des Dieux au bout de 2 jours et ça sera vachement cool ! ». Que voulez-vous que je réponde à ça, si ce n’est « Ok, jsuis chaude ! ».

Nous sommes donc le 28 décembre, on vient d’embarquer pour un vol d’une douzaine d’heure avec Qatar Airways (que je testais pour la 1ère fois) et dont la 1ère partie s’effectue sur un A380. Déjà, ça démarre bien. Parce que j’ai envie de vous dire, qu’entre la qualité irréprochable du service, les bons petits plats tout chauds (y compris le pain !), la qualité des équipements et le bon gout de la « déco » (oui oui, j’ai particulièrement craqué sur la lumière tamisée…rose), on était plutôt bien.

Après environ 6h, escale à Doha. Bon, je ne suis pas sûre qu’il soit nécessaire que je m’étende sur le sujet : il s’agit de l’un des aéroports les plus grands, luxueux et modernes qui soit. Donc bien sûr que je suis devenue folle à la vue de Victoria Secret, bien sûr que le wifi supersonic marche à merveille, bien sûr qu’il y a des sièges allongés pour se reposer tranquilou, bien sûr qu’on peut payer en euros aux différents cafés, et bien sûr qu’un croissant coute 6€ (oui du coup pratique, j’ai pas eu besoin de convertir !).

Après cette parenthèse au pays de la surconsommation (ne soyons pas hypocrite, auquel j’appartiens un petit peu), nous voilà repartis pour 4h et demi de vol, pour rejoindre cette fois-ci la destination finale (ou presque), Colombo.

Bon là, si j’étais vraiment avec mes cops et une bouteille de chardonnay pour raconter ce voyage, je rajouterais surement tout plein de détails insignifiants et chiants du genre « puta*n c’est un truc de fou, à chaque fois je dors tout le long du vol, même pas moyen de profiter des films quoi ! » … mais bon je vous épargne.

Colombo m’a tout de suite fait l’effet des grandes villes de pays étrangers. Quand je dis étrangers, je veux dire, pas occidentalisés. Je me souviens encore de mon ressenti lorsque je suis arrivée à Hanoï, il y a 3 ans. Cette impression d’être prise à la gorge par cette chaleur humide, par la foule, par le bruit des scooters, par ces odeurs si peu familières… Eh bien Colombo m’a un peu fait la même chose, à plus petite échelle. Ces tous premiers instants où tu te dis, wow, qu’est-ce que je fais là ? Au delà de la fatigue, je pense que cette sensation est surtout due à une petite appréhension latente, provoquée par cette culture qui nous est encore totalement étrangère à cet instant. Mais ça ne dure jamais très longtemps. Ma soif d’aventure et de découverte prend toujours le dessus.

Une fois la 1ère partie du groupe au complet (nous étions 6 à arriver quelques heures avant les autres), direction Kalpitiya, le fameux spot de kitesurf et lieu principal de nos vacances, à 3h30 de route de l’aéroport de Colombo.

Ah tiens, 1ère découverte : les Sri Lankais ont leur version locale du Paris-Dakar. Sauf que leur version à eux, c’est sur route, au quotidien. Vous l’aurez compris, les Sri Lankais sont des fous du volant, passés maîtres dans l’art d’esquiver chiens, bus, tuktuk, vaches et autres obstacles venant entraver, ce qu’on a interprété comme, une volonté profonde de vous conduire à l’heure à votre point de rendez-vous.

Mouais.

En vrai, on était un peu flippés, d’autant plus que leur conduite à gauche n’était pas pour nous rassurer !

Après les 3h30 de route (trajet pendant lequel j’ai dormi de A à Z … ahaha), nous voilà (dé)livrés devant notre villa.

La villa, parlons-en tiens.

A l’instar des Chtis et autres Marseillais, vedettes émérites de l’éminente chaîne d’information NRJ12, nous avons rapidement adopté ce dénominatif, « la villa », pour parler de notre logement pourtant des plus… sommaire. En effet, la maison que nous avions à Kalpitiya, n’avait d’une villa que le nom. Bien que nous ayons vu les photos lors de la réservation et que l’on ne s’attendait pas à beaucoup de confort pour ce 1er spot, je vous avoue cependant, qu’il y a eu un moment suspendu, quand nous avons découvert la toute petite maison qui allait nous accueillir pour les 7 jours à venir. Et puis comme pour nous souhaiter la bienvenue, on s’est aussi vite rendu compte que la villa manquait d’un détail important : l’électricité. On sait jamais, ça pourrait être utile. Il paraît qu’à Kalpitiya les coupures de courant sont fréquentes… Ah. Ok.

A ce moment-là, c’est comme si nous essayions de communier ensemble notre désespoir, sans vouloir pour autant plomber l’ambiance. Une série de petits regards et sourires mi-figue mi-raisin a alors fusé, sans que jamais personne n’ose réellement verbaliser la mini cata qui était en train de se produire sous nos yeux. D’ailleurs, il me semble qu’à un moment, l’un de nous, un optimiste à l’évidence, conclut par « bon bah on va être bien ici les copains ». On a éclaté de rire, et puis, comme si ça avait suffi à tous nous rebooster, on a commencé à s’installer.

Ce qu’on ne savait pas encore à ce moment-là, c’est qu’en effet, on allait être sacrément bien à “la villa” et ses alentours !

Pour resituer un tout petit peu, Kalpitiya est un petit village perdu au milieu de nulle part, à proximité d’une lagune, idéale pour le kite. Le lieu commence à peine à se développer et à intéresser les touristes et les clubs nautiques les plus vieux (dont le De Silva, qui est celui que l’on a choisi pour les cours) y sont installés depuis à peine 3 ans. Oui, oui, on peut donc dire que nous sommes les quasis Christophe Colomb de Kalpitiya.

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Après une brève installation, découverte des lieux !

Direction la plage ; on s’organise un mini débarquement digne de Koh Lanta, avec une marche, la mer jusqu’aux genoux pendant une bonne trentaine de minutes, à la recherche du club de Kite, dont les cours commençaient le lendemain. Plan foireux. On se rend rapidement compte de notre connerie : en fait ce n’est pas du tout par la plage qu’il faut tenter de rejoindre le club mais par les chemins de terres qui quadrillent le village. On saura pour la prochaine.

En attendant, on s’imprègne du lieu : les enfants qui nous font des coucous bienveillants, la douceur de la température, la nature très sauvage, l’absence de constructions, les animaux errants… On sait, d’ores et déjà, que l’on trouvera ici l’aventure que l’on est venu chercher.

Après une belle promenade d’environ 1 heure, c’est décidé : 3 d’entre nous iront au « centre-ville » de Kalpitiya pour acheter de quoi faire un apéro tous ensemble le soir. Bien évidemment je fais partie du convoi et nous voilà parties entre filles à bord d’un tuktuk ! Trajet épique et fou rire tout le long avec Salma qui a fini à moitié sur les genoux du chauffeur. Après une dizaine de minutes, on arrive dans une micro ville, un peu bordélique, mais où tout le monde est tellement sympa à l’égard des touristes que nous sommes. Bien sûr on se fait arnaquer et on achète des bananes au double du prix. Classique ! Pour le reste, on se démerde plutôt bien : cargaison de bières, chips locales, anti-moustiques, cigarettes… on a tous les ingrédients pour notre apéro sur la plage, les pieds dans le sable.

Aux alentours de 19 heures, nos 3 potes manquants nous rejoignent enfin à la villa… en même temps que l’électricité. Houraaaa !

On s’installe sous notre petit kiosque, les pieds dans le sable, on est tous contents de se retrouver et on discute à bâtons rompus jusqu’à ce que la fatigue de notre périple et de cette première journée nous rattrape. On s’embrasse, on se dit à quel point c’est cool d’être là et on se dit à demain, prêts à kiter comme jamais !

Mais ça c’est une autre histoire…

A très vite pour la suite…

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La “chill zone” la plus cool du Sri Lanka, en direct du club de kite De Silva ↑

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La laguuuune ↑

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Une partie de la team #Lesgirls ↑ Meet Camille, Alice, Salma & Agathe ♥

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3 comments

  1. Eléonore

    Top ! La suite !? 😀

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    1. jadespaper

      SOON, c’est promis !

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  2. Nin

    Non mais j’aurai jamais du lire j’ai l’impression d’être au dernier épisode d’une série (si j’aimais ça) et que le prochain épisode ne sort que le mois prochain ! Mygoddd envoie la suiteee!

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